Question indigène en Algérie (La)
Référence
00759401
Centre
CCDS
Éditeur
Challamel Augustin
Date de publication
Classification
Histoire contemporaine
Lieux
CCDS, Bibliothèque de recherche - Ghardaïa
Langue
Français
Empruntable
Non
Nature
Livre
Pages / Taille / Durée
248
Cote
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Contenu
CHAPITRE I
Coup d'œil sur l'organisation du gouvernement turc. Conséquences de la prise d'Alger. — Absence de plan. Situation oa pays avant 1830. — Diversité des populations
Etablissement et organisation des Turcs
Les tribus Maknzen. — Les grands chefs indigènes
Les régions indépendantes
Le dey et les beys. — Précarité de leur pouvoir
Etat misérable des populations
CHAPITRE II L'Algérie en 1830. — Organisation de la résistance. Situation en 1830. Affaiblissement de l'autorité. — Désaffection des indigènes. Chute du gouvernement turc. La domination de l'Algérie reste vacante. Hésitation du vainqueur à prendre possession. 'Etat des populations de l'intérieur en 1830. Les grands feudataires indigènes. Foyers de résistance. — Anarchie traditionnelle. Nos hésitations encouragent la résistance et tendent à reconstituer la nationalité.
CHAPITRE III Les indigènes sous notre domination.
L'occupation restreinte à quelques points du littoral. Le général Desmichels traite avec Abd-el-Kader et le
reconnaît émir des Musulmans. Conséquences de cette faute.
Rupture avec Abd-el-Kader. — Expéditions de Clauzel
non suivies d'occupation
Bugeaud conclut avec Abd-el-Kader le fatal traité de
laïafna
Les indigènes repoussés par nous, forcés de nous
combattre
Facilité de l'occupation de la province de Constantine. Les difficultés dans la province d'Oran ont été créées
par nous. Rupture définitive avec Abd-el-Kader. La guerre avec l'émir force à occuper les provinces
conquises. Conséquences fâcheuses de ces guerres. — Préventions réciproques
Organisation des populations calquée sur le régime turc Fausseté de cette conception. — Maintien des indigènes
sur le pied de guerre
Les populations restent livrées aux chefs indigènes. Persistance de l'autorité militaire à maintenir les indigènes à l'écart, sous son commandement. Invention de la propriété collective des tribus. — Le cantonnement.
Conquête des régions du sud et de la grande Kabylie. Réaction avortée contre le régime militaire
Essai de fondation du royaume arabe
Graves révoltes. — Famine de 1867-68
Chute du régime militaire. — Révolte de 1871
Fin de la première période
CHAPITRE IV
Les indigènes sous notre domination (de 1870 à nos jours).
Les sacrifices exigés par l'entreprise auraient dû être moins lourds
Le sénatus-consnlte de 1863
Portée de cette mesure. — Son application
Lois de 1873 et de 1887
Extension de la colonisation. — Pénétration des masses indigènes
Organisation de l'administration civile. — Les communes mixtes
Suppression de la tribu turque, remplacée par le douar. — Organisation communale
Avantages de ce système
Transformation de la condition des indigènes par cette mesure
Disparition de l'influence des chefs indigènes
C'est à tort que certains regrettent la féodalité indigène Rappel des trahisons des grands chefs depuis 1857
Ces chefs sentaient que leur époque était passée
Reproches faits aux cheikhs actuels
Les indigènes sont rentrés dans leur condition normale de cultivateurs
Avantages dont profite la masse
Réserves à faire
CHAPITRE V La propriété foncière.
Droit de propriété des indigènes
Excellente solution donnée par le sénatus-consulte de 1863
Erreur de la division des terres en melk et arch
Modifications apportées par les lois de 1873, 1887 et 1897
Imperfections de la loi de 1873
Mesures fâcheuses aggravant ses inconvénients
Atténuations dues à la loi de 1887
Résultats obtenus, puis suspendus
Loi de 1897. — Son inutilité
Fâcheuses conséquences. — Mesures proposées
Avantages de la propriété individuelle
Propositions des partisans de l'inaliénabilité des terres indigènes
Erreurs fondamentales de cette proposition
Avantages du maintien de la liberté
Les emprunts et ventes à réméré
La réalité opposée à l'erreur
Les défenseurs de la tribu, personne civile
La liberté des transactions est nécessaire à tous les points de vue.
Le home stead et ses partisans
Critique de ce système
Supériorité du régime de la liberté et du droit commun
CHAPITRE VI Administration des indigènes.
Représentation des indigènes dans les divers conseils algériens
Inopportunité de la collation de droits politiques
Rôle des indigènes dans les conseils délibérants
Inaptitude à l'électorat
Désir des places et honneurs
Les indigènes ont besoin d'être gouvernés
Les privilèges actuels suffisent. — Modification de la désignation des conseillers généraux
Les indigènes dans les communes de plein exercice Propositions diverses au sujet du pouvoir des maires
La plaie de l'insécurité. — Nécessité d'unifier la surveillance
Les administrateurs de commune mixte. — Leur
donner plus d'indépendance et de responsabilité
La gestion des finances de la commune mixte
Les agents de l'administrateur. — La responsabilité des cheikhs
Le traitement du cheikh
Le choix du cheikh. — Réformes nécessaires
Rétablissement de la sécurité. — Mesures proposées
II faut chercher les moyens de prévenir, non se borner à réprimer
Mesures administratives pour prévenir les crimes. — Répression
Mission de l'administrateur. — Récompenses et punitions
Impôts et taxes indigènes
Avantages du maintien de l'impôt arabe. — Etablissement des rôles
Urgence d'aider les indigènes par des prêts de semence Les centres français en commune mixte
Les communes indigènes en territoire militaire
Nécessité d'adjoindre des parties au territoire civil
Les annexes trop éloignées du centre
CHAPITRE VII La justice civile et criminelle.
Influence de la justice. — Organisation de ce service. Répond-elle à son but
La loi islamique appliquée par des magistrats français
Reproches faits aux cadis
Procédure devant le cadi
Les juges de paix statuant en matière musulmane
Les litiges sont-ils mieux jugés
Les chambres d'appels musulmans. — Ce qu'elles sont.
— Ce qu'elles doivent être
Pourvois devant la cour
Inconvénients de l'organisation actuelle
Réformes proposées
La justice répressive
Les indigènes détenus. — Opinions diverses
Inefficacité des répressions
La surveillance et l'instruction préliminaire confiées à
l'administrateur
La cour d'assises et le jury
Justification des conclusions qui précèdent
CHAPITRE VIII
La question religieuse. — Les marabouts et les confréries.
Caractère de la foi religieuse de nos indigènes Individualisme du musulman. — Indifférence à l'égard du prochain
C'est à tort qu'on attribue la résistance des indigènes au fanatisme et à la haine du chrétien
La preuve de cette assertion fournie par l'histoire
Ces révoltes ne pouvaient être motivées par le désir d'expulser l'infidèle
Abd-el-Kader attaque le marabout Tidjeni
II n'y a pas de clergé proprement dit. — Les marabouts et les confréries
Définition du marabout. — Son origine
Les marabouts conquérants (almoravides)
Le marabout reprend son rôle de convertisseur
Le marabout actuel
II faut utiliser le concours des marabouts
Les confréries religieuses. — Erreurs et exagérations
Origine des confréries. — Organisation. — But
La part de vérité. Conclusion
La concurrence des nouvelles sectes détruit leur force L'obéissance des khouan à leurs chefs est relative
Le mokaddem et les fchouan requièrent l'intervention de l'autorité française dans leurs affaires
Mesures à prendre
CHAPITRE IX
L'instruction des indigènes. — L'assistance publique.
L'enseignement des sciences arabes. — Première enfance Deuxième période
Achèvement des études
Enseignement des mederça
Nécessité de cet enseignement
Examen des programmes
Enseignement du français aux Arabes
Ecoles-arabes françaises
Les élèves indigènes de nos lycées et collèges
Efforts de l'administration pour attirer les indigènes dans nos écoles
Ecores arabes-françaises de filles
Insuffisance des résultats
Les avantages sont jugés insuffisants
Desiderata
Détournement du patrimoine des écoles
Institution du hobous
Les produits détournés de leur destination
Insuffisance des attributions aux bureaux de bienfaisance
Mesures nécessaires
CHAPITRE X L'indigène au point de vue moral. — Conclusion.
Considérations générales
Difficulté de comprendre et de connaître l'indigène
Conditions nécessaires pour le juger exactement
L'indigène n'a pas de règle morale de conduite
Absence d'esprit de solidarité et de compassion
Les actes passés ne garantissent pas la conduite à venir Le mensonge n'est refréné par aucune règle
Il faut, pour juger l'indigène, se placer à son point de
vue
Qualités de l'indigène
Nous leur devons la sécurité et la justice
Dans l'intérêt de l'indigène, il ne faut rien dissimuler. Le but de ce travail est de rétablir la réalité des faits. Les questions ont été présentées au point de vue général La solution de la plupart des détails est implicitement
indiquée
APPENDICE Traits de moeurs indigènes.
I. — Les drames du Kif.
II. — Vendetta indigène.