Mythes et réalités d'un désert convoité : Le sahara

Auteurs
BISSON, Jean
Référence
01808201
Centre
CCDS
Date de publication
Classification
Voyages et explorations
ISBN
2-7475-5008-7
Lieux
CCDS, Bibliothèque de recherche - Ghardaïa
Langue
Français
Empruntable
Non
Nature
Livre
Pages / Taille / Durée
480
Cote
0 0
91 0
001
85
Contenu
SAHARA ET SAHARIENS Le plus grand désert du monde : à la recherche d'une définition.. Un Sahara corseté par les scientifiques Le Sahara dans un réseau de relations. Le Sahara revu selon les critères du fonctionnement spatial UN SAHARA MYTHIFIÉ, DES SAHARIENS MYSTIFIÉS Aux origines des Sahariens : enracinement et brassage. Des populations "autrefois" plus nombreuses ? Le brouillage des repères Une dégradation des conditions environnementales ? Les Berbères et l'arabisation (en collaboration avec D. Bisson) Un peuplement autochtone ? Islamisation et arabisation : le mythe du nomade destructeur La généalogie arabe, instrument de classement social Élite commerçante et "sédimentation noire" Les Ibadites et le contrôle du commerce transsaharien (en collaboration avec D. Bisson) Les Haratin : entre dépendance servile et "conscience ethnique" Conclusion : mythification des vieux clivages, renouvellement de l'échiquier social Les Sahariens sous le regard de l'Occident Un pays mystérieux Un continent africain difficile d'accès Un Islam diabolisé : l'invention de la menace senoussite Vaincre le désert : curiosité scientifique et visées impérialistes Alibis humanitaires et reconnaissances géographiques Les itinéraires de découverte : des pistes caravanières Des populations sous contrôle militaire Des territoires prolongeant les conquêtes coloniales La convergence de deux modes de contrôle de l'espace. Conclusion : l'héritage de la trame administrative Le Sahara, un espace vierge Les utopies techniciennes ou le développement retardé Le Bas Sahara et le mythe de la "mer intérieure". Le chemin de fer au secours du politique Un sous-sol valorisé par la mondialisation des échanges Une demande fluctuante en minerais L'exploitation tardive des hydrocarbures Le partage des richesses : les Sahariens manipulés Le Sahara "français" : la justification par les critères scientifiques L'intangibilité des frontières : l'héritage confirmé L'hinterland réaffirmé : intransigeance marocaine et velléités libyennes Conclusion : le Sahara des mirages SAHARA DES VILLES ET CITADINS DU DÉSERT Le Sahara, terre d'appel, terre d'accueil Un accroissement de la population sans précédent. La forte augmentation de la population fixée au Sahara Une inégale croissance : l'avantage au Sahara septentrional. Colons, réfugiés, "travailleurs invités" : des transferts massifs Le chasse-croisé des populations au Sahara occidental Une population "flottante" : les réfugiés saharo-sahéliens Un recours massif à la main-d'œuvre étrangère : l'attitude libyenne Citadins et néo-urbains : de l'occultation au renouveau de la ville La ville, point d'appui au maillage de l'espace désertique Un héritage conforté : la concentration urbaine au nord du Sahara Un exemple de reconversion réussie : celle des citadins du Mzab Un processus généralisé : le glissement du rural à l'urbain Conclusion : mobilité spatiale, diversification sociale, urbanisation Villes minières, villes-champignon La saline, première forme d'exploitation minière Le travail à la saline, ultime forme de sujétion L'annexe d'une lointaine ville Zouérate, la ville de la Montagne de Feri De la cité minière aux regroupements communautaires La diversification des activités, signe de maturité Hassi Rmel et Hassi Messaoud, villes des hydrocarbures Hassi Rmel, centre de commandement des gazoducs Hassi Messaoud, du "camp de base" à la ville banalisée Conclusion : le bassin d'emploi, une réalité ancrée dans l'organisation de l'espace saharien Promotion administrative et maillage de l'espace Sabha : carrefour fezzanais et volonté étatique Une chaîne de capitales successives Du rééquilibrage du territoire aux visées africaines Ouargla, capitale régionale et ville du pétrole La traduction dans l'espace urbain de "la wilaya". Des quartiers différenciés : continuité administrative, sédentarisation, pétrole. Nouakchott : l'ancrage saharien d'une capitale Le choix politique : une capitale au désert Rappel de l'identité maure, affirmation du pouvoir beydani Conclusion : la promotion urbaine inscrite dans l'équilibre spatial ? De la piste au goudron : destinées de villes sahariennes. Chinguetti et Ouadane, villes sous perfusion L'héritage des grandes heures du commerce caravanier "Villes anciennes" ou anciennes villes ?. Ghadamès : l'atonie d'une ville-impasse. La signification d'une médina morte Une modeste compensation : la valorisation du patrimoine Koufra ou le renouveau d'un axe transsaharien La localisation sur un axe majeur Planification étatique et relais sur la route du Tchad Conclusion : économie d'échanges et développement urbain JARDINIERS ET BERGERS DES SABLES L'oasis, monument historique La configuration de l'oasis, calque du mode d'irrigation Maîtrise hydraulique et finages oasiens L'eau à fleur de sol : les palmeraies éclatées Le "modèle oasien" : perfection écologique ou carcan foncier ? Le microclimat oasien : des bienfaits contestables Les modes de faire-valoir : survivances et archaïsmes Une entreprise difficile : la réhabilitation des vieilles palmeraies La modernisation "stoppée à la tête de séguia" : les vallées du Sud marocair Le Sahara tunisien : logique des aménageurs, intérêts des "aménagés Les foggaras du Sahara algérien : l'hydraulique sauvée par les intéressés Conclusion : une volonté d'échapper aux blocages en vieille palmeraie. La conquête d'un Eldorado des sables L'affranchissement des contraintes topographiques Nappes artésiennes et forages profonds La diffusion des motopompes : une double révolution Les plans de développement agricole : attentes et réalisations L'agri-business au désert : le choix des pays pétroliers Volontarisme étatique, privatisation et responsabilisation en Algérie Initiatives spontanées et marchés porteurs L'agriculture périurbaine : maraîchages et luzerne à l'honneur L'incitation des marchés lointains : fret de retour et productions de masse. Conclusion : un développement agricole d'avenir ? Nomades en sursis, nomades reconvertis Le rétrécissement de l'horizon : du nomadisme au pastoralisme L'achèvement d'un mouvement de sédentarisation Le nomade, berger des citadins Le nomade partagé entre le campement et la ville La voie ferrée, épine dorsale de l'espace nomade : le Nord mauritanien Encadré — Le nomade et la voie ferrée : un campement Ehl Torchan. Le nomade et la terre : l'assisté, le clandestin, le mal aimé Zelfana, "boîte noire" du recasement des nomades algériens Du forage clandestin à la reconnaissance officieuse : le Nefzaoua tunisien L'initiative à l'écart des palmeraies : les Art Atta dans le Fezouata (Maroc) Le nomade en son domaine : contrebande en 4 x 4 ou méharée pour touristes Réseau de relations et connaissance du terrain : le contrebandier et le douanier Le nomade, auxiliaire irremplaçable du tourisme Encadré — Un exploit touristique : la traversée de l'Idahan Mourzouk, Encadré — Une dérive inquiétante : un tourisme de masse sur des sites fragiles Conclusion : le nomade, un écologiste qui s'ignore RÉSISTANCES ET DÉRIVES SAHARIENNES L'instrumentalisation du mythe nomade Le nomade : une capacité de nuisance ? Le nomadisme absent des plans de développement Le doublet assimilateur : nomade = tribal contre l'État-nation ? La Mauritanie ou l'État sans la Nation L'émirat de l'Adrar, berceau de l'État mauritanien Héritages sociaux et "cristallisation ethnique" : la Nation en question Une "nation" touarègue ? Le territoire sans la reconnaissance La dérive d'une minorité sur fond de décolonisation Les Touaregs : une unité factice L' "État" sahraoui : la conscience collective à l'épreuve La construction étatique : une inversion du système de référence Le retour du primat de référence au temps La Libye : la récupération identitaire du mythe nomade Un passé sans État : le nomade mythifié à des fins institutionnelles Le clientélisme, dérive monétarisée de la solidarité tribale Conclusion : le nomade, pion du jeu politique ou figurant folklorisé L'espace urbain : planification étatique ou paix sociale ? La résistance de la cité face aux néo-urbains : Béni Isguen (Mzab) L'État exclu de la recomposition du cadre bâti La reconnaissance officieuse de la régulation coutumière Douz et Tijikja : lieux d'expression des identités tribales Douz : le pouvoir central obligé de composer avec les solidarités tribales Tijikja : l'ancrage local à visées nationales Nouakchott : kebbés et gazras ou l'État débordé Une planification urbaine vite dépassée La spéculation reportée sur les "gazras". Conclusion : paix sociale ou intégration territoriale Le développement : une victoire sur le désert Développement agricole et urbanisation : l'équilibre hydraulique rompu Priorité à l'eau potable : Béchar et la vallée de la Saoura L'asphyxie des palmeraies par excès d'eau : une menace permanente. Hydraulique et aménagement : des limites atteintes ? Une opération délicate : la réutilisation des forages pétroliers Le Touat : intensification céréalière ou déclin programmé des palmeraies ? L'option libyenne : la délocalisation des périmètres basés sur l'eau fossile . Les atteintes à l'environnement végétal Encadré — Un fléau lourd de conséquences : le bayoud La sédentarisation massive : une perturbation du milieu environnemental La sécheresse, révélateur de la désertification : les marges méridionales du Sahara Conclusion : le développement, facteur de désertification. Encadré — Désertification menaçante ou urbanisation imprudente ? Un exemple : Badriane (Gourara, Algérie) Conclusion Générale L'aménagement à l'épreuve du désert Les Sahariens entre passivité et facultés d'adaptation Le poids retrouvé de la ville Le Bas Sahara : de l'isolât oasien à la spécificité régionale Le Centre-Ouest saharien, Sahara des "vieilles" paysanneries Le Sahara marocain : une intégration à marche forcée Le désert au service de la nation : le cas libyen La Mauritanie ou le basculement du fonctionnement de l'espace. Le Sahara touareg : la mondialisation avant l'intégration Une spécificité des sociétés sahariennes ?